Faire battre le cœur des Hauts-de- France : l’emploi et la santé avant tout !

Notre région Hauts-de-France se trouve à nouveau au cœur de la tempête sociale. Les premières lames de fond post-covid s’abattent. L’automne vient à peine de commencer que les plans de licenciements se multiplient.

C’est Cargill à Haubourdin où j’accompagnais début septembre Jean-Luc Mélenchon, Adrien Quatennens et Ugo Bernalicis pour soutenir les salariés.

C’est Agfa à Pont-à-Marcq, Auchan, et enfin Bridgestone à Béthune. Toute l’hypocrisie et le cynisme du capitalisme du « monde d’après » éclate au grand jour.

A Bridgestone, on licencie même par vidéo. Aboutissement honteux du management 2.0.

Face à cette océan rempli de naufragés du travail, de laissés pour compte, nous avons un devoir. Réarmer le bras de la puissance publique, protéger les salariés et planifier la relocalisation de nos activités. Un concert de pleurs accompagne le cercueil de l’emploi : Bruno Lemaire, Elisabeth Borne, Xavier Bertand, Jean Castex… Ils sont tous responsables de la désindustrialisation de notre pays. Nous sommes pour notre part depuis bien longtemps conscient de la perversité du système économique actuel reposant sur le libre-échange destructeur et cynique.

Notre première mission : refaire de la région, une région de l’emploi pour toutes et tous.

Notre région est en décalage par rapport au taux de chômage national et continue de payer l’addition d’une désindustrialisation radicale: Presque 10 % sur l’ensemble de la région, avec une pointe à plus de 11 % dans le département de l’Aisne.

Pourtant, des gisements d’emplois existent : L’économie de la mer connecté à un tissu industriel rénové et durable, l’agriculture paysanne et biologique sont des pistes à suivre.

Il faut pour cela développer une stratégie industrielle durable au long cours. La région doit amorcer et lancer un processus de planification économique. Si l’on doit relocaliser la production industrielle, il faut commencer par former. Nous avons besoin d’ouvriers, de techniciens, d’ingénieurs spécialistes de l’éolien, du solaire, du recyclage, de la dépollution.

Nous pouvons aussi par exemple faire des Hauts-de-France une région tournée vers l’agriculture bio. Il est indispensable pour ce faire d’agir pour la formation et pour favoriser l’acquisition de terre et l’installation de nouveaux maraîchers et agriculteurs. Est-il acceptable que la métropole lilloise ne possède par exemple qu’une formation publique en maraîchage bio réduite à moins de 20 places ?

Visite du lycée agricole de Lomme

C’est en développant les formations aux métiers du futur que nous pourrons faire avancer les Hauts-de-France sur la voie de la transition écologique et sociale.

La crise du COVID nous amène à repenser nos circuits, nos habitudes de consommation. Il en va de même pour le secteur du tourisme qui est amené à se transformer. Il faut rompre avec le tourisme de masse destructeur et polluant, développer et encourager le tourisme local et responsable . Notre région a en sa possession des atouts touristiques de premier ordre. Ainsi à l’été 2019, le nombre de nuitées dans les Hauts-de-France a augmenté de 7,5 %. On note une forte progression des touristes résidentiels ( + 9,5%) tandis que le nombre de touristes étrangers augmentait de 2, 1 %. Cette hausse est très importante dans les départements de l’ex- région Picardie. Tourisme vert, tourisme de la mémoire avec les champs de bataille de la Grande Guerre, tourisme balnéaire et littoral forment une offre complète et diversifiée. Nous avons les cartes en main pour devenir une grande région de tourisme durable!

C’est en planifiant le développement ces secteurs porteurs d’emplois d’avenir que nous pourrons faire avancer les Hauts-de-France sur la voie de la transition écologique et sociale.

Notre ambition : faire des Hauts -de-France la région de la santé pour toutes et tous

Dans notre région, très humanisée et marquée par les activités humaines polluantes, nous payons la double peine : nous sommes une région au très faible couvert forestier et nous cumulons des pollutions industriels lourdes.
La cas de l’amiante est particulièrement évocateur. J’en ai déjà parlé longuement au moment de la campagne européenne lors de laquelle j’étais candidat. Ce problème est une bombe sanitaire silencieuse. Les dérobades du gouvernement sur ce dossier sont honteuses et insultent la mémoire des sacrifiés de l’amiante.

Je propose que nous prenions le problème à bras le corps : en 6 ans nous pouvons faire de notre région, une région sans amiante. Il nous faudra articuler notre action avec les conseils départementaux, les instances sanitaires régionales et nationales. Il sera aussi nécessaire de solliciter l’échelon européen pour mener la bataille.

Mettre fin au scandale de la mort silencieuse, voilà l’ambition. Des milliers de tonnes d’amiante dorment encore chez les particuliers et au sein des bâtiments publics. Nous pouvons développer un secteur économique porteur d’emplois : les opérations de désamiantage nécessite un savoir-faire bien précis, sa destruction demande de développer des structures industrielles de pointe. Au delà de la question de l’amiante, il nous faut aussi affronter et réduire les conséquences de nombreuses autres pollutions industrielles.

Agir sur l’environnement dégradé c’est agir pour la santé de toutes et de tous. Ainsi la désindustrialisation nous a laissée un lourd héritage : un des plus importants taux de friche polluées d’Europe. Nous pouvons porter un grand plan régional de dépollution en encourageant l’utilisation de techniques innovantes et d’emplois spécialisés. Il en va de même pour les pollutions ponctuelles qui frappent régulièrement : comment ne pas penser aux récents évènements qui ont ravagés la faune et la flore peuplant l’Escaut et la manque de réactivité des pouvoirs publics ?

Bien sûr les autres compétences de la région sont aussi à reconquérir . J’aborderai dans un autre article la question des transports -éminemment stratégiques dans l’organisation de la transition écologique et sociale- ou encore celle de l’éducation et de la culture : n’oublions pas le rôle central joué par la région au cœur des lycées.

Ce que je veux montrer ici c’est la nécessité de lier de façon étroite la politique de l’emploi et la question de la transition écologique. Pour réussir ce pari et mettre fin au tête-à-tête mortifère entre la droite et l’extrême-droite auquel nous assistons depuis 2015 au conseil régional, notre région dispose d’atouts indéniables: son histoire, faite de solidarité, de combats sociaux et surtout, de l’énergie de ses habitants et habitantes !

De l’archipel des luttes à l’unité du Peuple

Depuis plusieurs mois, avec l’espace des luttes de la France Insoumise, nous multiplions les rencontres avec les associations, les syndicalistes, les citoyens qui s’organisent contre la résignation ambiante. Ces rencontres sont des temps très forts : elles dessinent la cartographie impressionnante des secteurs attaqués par les politiques libérales. C’est aussi une cartographie qui fait émerger une multitude d’îles, de poches, d’espaces de résistance. De ces foyers de lutte qui couvent, on sent que peut naître l’étincelle qui embrasera la plaine. Car les salarié.es de ce pays sont à bout. Autour de nous, ça craque de partout!

Deux exemples que je souhaite ici développer en quelques lignes : Celui des AESH (Accompagnant.es d’élèves en situation de handicap) et le cas des étudiant.es orthophonistes. Deux catégories professionnelles discrètes mais passionnées par leur métier. Deux secteurs qui ne sont pas souvent à la une de la chronique sociale et pourtant… Leur situation est très préoccupante.

-AESH et AVS (Assistant.es de vie scolaire): les soutiers de l’éducation nationale.

AESH

Ils et elles sont présent.es dans nos écoles, nos collèges et lycées. Ils font partie depuis plusieurs années du paysage scolaire et des équipes éducatives. Vous les connaissez sans doute : ils accompagnent au quotidien des élèves pour les aider à avancer sur le chemin de la réussite.  Le saviez-vous ? Les AESH recrutés par le rectorat doivent attendre près de 6 ans pour obtenir un CDI. Et au final, nombreux sont celles et ceux qui tombent de haut une fois le « Saint-Graal » obtenu : le temps partiel est imposé, ils travaillent souvent 30h payées 27 pour des sommes qui oscillent souvent entre 600 et 900 euros.

Point de formation digne de ce nom pour les AESH. On prend sur les heures d’accompagnement pour leur en donner un semblant.

Les AESH sont les précaires de la République. C’est encore plus honteux car c’est l’Etat qui entretient cette précarité : n’est-il pas censé l’endiguer et la combattre par l’action publique ? L’académie de Lille compte 3 674 AVS en contrats aidés de 18 mois et 2 445 AVS-AESH, embauchés par l’Éducation nationale. Impossible pour ces femmes et ces hommes d’obtenir un prêt pour un acheter une maison, une voiture, difficulté à joindre les deux bouts… Comment dès lors accomplir avec sérénité une tâche éducative énergivore ?

600 AVS et AESH se sont regroupés et organisés pour défendre leur droit à la dignité, à une juste rémunération et à une formation de qualité.

-Orthophonistes dans le secteur public : une espèce en voie de disparition ?

Avoir accès aux services d’un.e orthophoniste à l’hôpital public est déjà un parcours du combattant. Beaucoup de postes n’y sont plus pourvus par manque d’attractivité. Et pour cause : malgré le passage de la formation au grade de master en 2013, les orthophonistes du public sont toujours payés au niveau bac +2 ! Les orthophonistes de l’hôpital gagnent ainsi 50 euros de plus que le SMIC en débutant et n’atteignent 2000 euros qu’après 14 ans d’ancienneté ! Leur rôle est pourtant capital : après un AVC si la prise en charge est rapide  au niveau de la rééducation, le patient récupère plus vite. Autre argument qui devrait pourtant plaire aux libéraux: la précocité de la prise en charge en ce qui concerne la rééducation post-AVC,  la démence précoce, ou la néo-natalité fait baisser le coût sur le long terme pour le système de santé.

La Fédération Nationale des orthophonistes interpelle les gouvernements successifs depuis des années sur la précarisation accélérée de la profession. Des dizaines de courriers, d’interpellations élus, de questions écrites ou orales sans réponse des différents gouvernements. Le silence est assourdissant. Pourtant, M. DUSSOPT et Mme GOURAUD aujourd’hui au gouvernement PHILIPPE avaient appuyé les revendications des orthophonistes dans le passé… Auraient-ils subitement oublié leurs engagements en faisant allégeance à Macron ? Le 29 mars, c’était « journée orthophonie morte » : le cri des professionnels de l’orthophonie aura-t-il été entendu ?

-Le rôle de l’espace des luttes : Jeter des ponts pour unifier l’archipel des mobilisations sociales

L’espace des luttes se donnent une mission : mettre cet archipel, cette mosaïque de luttes en connexion, offrir une plate-forme d’échanges et de convergence.

Depuis son élection en mai 2017, Emmanuel Macron a lancé une vaste offensive contre le droit du travail, les services publics, les retraité.es, les étudiant.es, les chômeurs et les salarié.es. A marche forcée, Macron sabre méthodiquement le droit du travail, refuse le dialogue et conduit le Peuple à l’éclatement : les précaires s’opposent aux précaires, les « assistés » sont stigmatisés, les instincts et les égoïsmes individuels sont attisés par l’exécutif afin d’instiller entre les Français le ferment de la division.

Nous ne sommes pas résignés à voir les solidarités se déliter. Notre responsabilité de citoyennes et de citoyens nous conduit à nous rassembler. Nous sommes cette grande majorité regroupée autour d’un étendard : l’intérêt du Peuple.

Les salarié.es, les cheminot.es qui luttent à cette heure ne le font pas pour eux-mêmes. Ils ne bataillent par pour leur statut ou leurs prétendus « privilèges ».  Leur combat est à la pointe de la reconquête des services publics.

Les étudiant.es qui se mobilisent toujours plus nombreux pour alerter contre les dangers de la sélection à l’université ont un objectif clair: garantir à toutes et à tous le droit de choisir librement ses études et sa vie.

On l’a vu, la liste est longue des secteurs professionnels où les braises sociales couvent. Jamais pourtant il ne s’agit de luttes corporatistes : toutes et tous savent qu’ils agissent pour défendre les biens communs.

L’heure est grave. Il nous faut maintenant dire stop à la régression, à la guerre sociale de tous contre tous et faire converger toutes ces luttes. Au-delà de nos catégories socio-professionnelles, de nos affinités politiques ou syndicales nous devons nous unir autour d’un objectif commun : reprendre l’initiative et mettre en échec Macron et son monde.

Citoyennes, citoyens, syndicalistes, militant.es associatifs ou politiques, nous sommes le Peuple.

Proclamons-le : Nous souhaitons porter un autre projet de société, celui du progrès humain et social. L’intérêt général, voilà notre boussole.

Le collectif AESH 59/62 : https://aeshetavscollectif5962.wordpress.com/

La fédération nationale des orthophonistes : http://www.fno.fr/ressources/fno-les-services/l-orthophoniste/

Scènes de crime

-Les truands à l’offensive

Mader Colors, Nidaplast, Stocks américains, Castorama ….Dans le Nord,  la liste des attaques incessantes contre les salariés et leurs droits ne cesse de s’allonger

Depuis septembre, les « énergies » semblent libérées, les éléments déchainés : Macron a  a assouvi les fantasmes ultra-libéraux d’un certain patronat revanchard.  « Le code du travail, voilà l’ennemi ! Le blanc-seing accordé par Macron à travers ses ordonnances a achevé de transformer le monde du travail et le « dialogue social » en Far Ouest.  On ne compte plus les cas de personnes licenciées arbitrairement et sans recours, de syndicalistes menacés verbalement, les situations de refus complet de dialogue de la part des directions. La désorganisation des « rapports sociaux » dans l’entreprise est complète, l’opacité est générale, l’impunité, totale. De ce « chaos libérateur » organisé par les ordonnances Macron, doit naitre l’harmonie. La croissance sans fin et  la relance de l’emploi sont ensuite censées suivre. Mais l’illusion a été de courte durée. Madame Pénicaud  a elle-même reconnu récemment que la dérégulation du monde du travail n’amène pas « mécaniquement » la relance de l’économie et la baisse du chômage. Trop tard. Les escrocs avaient déjà accompli leur œuvre.

Dans les entreprises citées en ouverture de ce propos, un point commun : les directions s’estiment déliées de toute obligation, de toute responsabilité morale. Elles ne jugent même plus utiles d’informer les délégués des salariés au travers des conseils d’administration sur la stratégie de l’entreprise.  Un rideau de fer est tombé sur le dialogue social et la « démocratie d’entreprise ».

Il me revient à l’esprit une image glaçante et grise : celle d’une façade d’immeuble haussmannien au cœur de Lille.  Ce bâtiment, c’est le siège de Mader Colors, fabricant de peintures qui possède le site de Mareuil dans le Pas-de-Calais (62). La liquidation est venue  à peine quelques mois après un premier plan de licenciements. A l’interrogation légitime des salariés, la direction a offert une façade fermée d’immeuble, un mur : le siège de l’entreprise avait été complètement évacué dès le matin afin d’empêcher les salariés du site de Mareuil  de remettre leur supplique en mains propres. Le désarroi était total pour ces gens à qui on refusait même la simple amorce d’un dialogue .

 

 

 

Chez Viapost, filiale de La Poste,  qui distribue les produits Nocibé et Kiabi de vente par correspondance, les délégués syndicaux appuyés par la grande majorité du personnel demande des réponses à leur direction sur la stratégie à long terme de l’entreprise. Silence radio de la direction et inquiétude sur la pérennité de l’activité. Ici les salariés naviguent à vue.

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Ce tableau brossé à grands traits peut, j’en conviens, décourager.  A quoi bon lutter face aux trucages, omissions et à l’opacité installées comme règles dans un monde du travail aux protections atomisées ?

L’espoir surgit du collectif. Refaire collectif est la première étape vers des victoires futures. Je pense par exemple à ces co-gérants des magasins Stocks américains  dans les Hauts-de-France (vêtements, jeannerie). Rien ne prédestinait les co-gérants à la lutte. Ils étaient en autonomie dans leur magasin respectif, conscient de la difficulté de leur situation individuelle mais isolés. Sous l’impulsion de gérants courageux, ils se sont réunis un samedi matin dans un magasin, derrière le rideau baissé.  Autour d’un verre et d’un paquet de chips, ils ont sorti les contrats de travail, les liasses de bulletins de salaires. Ils ont échangé, débattu, se sont engueulés et finalement, ils se sont reconnus : ils sont dans la même galère avec un contrat et des salaires précaires (300 euros de fixe par mois, le reste du salaire consiste en commission !). De cette mise en commun des problèmes de chacun a accouché une revendication commune : la requalification de leur contrat de travail.

 

Face aux multinationales ou au grand patronat qui possèdent un vaste réseau de protection de  leurs intérêts nous avons une mission cruciale : récréer du collectif, reconstruire une organisation complète d’autodéfense et de conquête sociale. S’organiser pour ne plus subir.

-La FI mène l’enquête.

Quelle est la mission de la France Insoumise dans cette réorganisation ? Nous avons la mission d’être les enquêteurs du quotidien. Lorsque nous venons en soutient sur une lutte sociale, nous sommes souvent confrontés à une scène de crime social. Il nous faut enquêter et partir à la recherche des indices, relever les traces apparentes et « suivre l’argent ». Où va en effet l’argent public offert depuis 40 ans  aux multinationales pour la relance de l’emploi ? A qui profite le crime ?

Le groupe Castorama-Kingfisher a enregistré cette année 332 millions d’euros de bénéfices. Il a touché 30 millions de CICE. Pourtant, il va délocaliser 750 emplois en Pologne.  La raison de fonds ? Optimiser le rendement des dividendes pour les actionnaires. Difficile de combattre cette « menace fantôme », cet ennemi invisible quand au quotidien on met sous le nez des braves gens tout un lot de coupables idéaux : le chômeur, l’assisté, l’étranger, le Rom, le jeune….

 

Notre travail de militant-enquêteur est de démonter le mécanisme du crime social perpétré dans nos usines, nos services publics. Nous devons enquêter et témoigner pour que continue à exister toutes ces vies brisées par le capitalisme et l’appât du profit sans limites.

La convention de la France Insoumise à Clermont-Ferrand a pris une décision importante : elle a décidé de constituer un réseau d’alerte sur le terrain des luttes sociales et écologiques. L’espace des luttes sociales sera coordonné par Danielle Simonnet et Philippe Juraver. L’objectif n’est pas de marcher devant les syndicats ou de les remplacer dans leur formidable et indispensable travail auprès des travailleurs de ce pays. Il s’agit plutôt d’amplifier, de redonner une visibilité, un porte-voix, à celles et ceux qui n’en n’ont plus.  Le groupe des 17 députés de la France Insoumise doit puiser dans ces luttes quotidiennes, l’inspiration et la motivation qui guideront son travail. Dans le Nord, c’est l’objectif que nous poursuivons avec les députés France Insoumise Adrien Quatennens et Ugo Bernalicis. Ils ont en effet souhaité placer les luttes au cœur de leur engagement parlementaire

Le dialogue constant avec les syndicalistes des secteurs publics et privés, avec les lanceurs d’alerte doit aussi nous permettre de jeter les bases de nouveaux rapports sociaux. Le programme l’Avenir En Commun porte des propositions importantes pour établir enfin une véritable citoyenneté dans l’entreprise, pour créer un véritable statut aux lanceurs d’alerte, pour accorder un droit de véto aux représentants des salariés dans les conseils d’administration.

Rassembler, réorganiser, résister, c’est la mission que nous nous donnons. Construisons ensemble cet espace des luttes sociales et écologiques : un Peuple uni (et organisé) n’est jamais vaincu !

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Coup d’Etat social de Macron: organisons la Résistance!

«  Avec M. Macron, vous allez cracher du sang ». Cette phrase prononcée par Jean-Luc Mélenchon lors de son meeting à Lille pendant la campagne présidentielle avait fait bondir toutes les belles personnes qui commentent à longueur d’antenne l’actualité politique de notre pays.

Une fois plus, le fondateur de la France Insoumise était taxé d’outrance.  Ses  « propos violents empreints d’un populisme décomplexés » étaient condamnés par tout ce que le monde politique et éditorial compte de respectable.

Enivrés par le tourbillon de la victoire de Macron, nombreux sont celles et ceux qui se réveillent difficilement : le choc est douloureux. Le spectacle offert par la majorité En Marche à l’assemblée, inféodée au bon plaisir du Prince-Président Macron a refroidi les ardeurs des angéliques.

2 dossiers nous montrent bien que la victoire d’En Marche est la revanche des puissants et du MEDEF :

Dossier 1- le scandale de l’amiante : Le Permis de Tuer.

Depuis les années 50 et même depuis le début du XXème siècle la dangerosité des fibres d’amiante est avérée. L’amiante a été le matériau « roi » des trente glorieuses et de ce fait s’est immiscé partout : murs, toitures, trottoirs, tuyaux, objets du quotidien…. Partout autour de nous sommeillent encore des bombes à retardement. Car une fois dégradé et volatil, l’amiante est un poison mortel à moyenne ou longue échéance.

Pendant des années, les responsables d’Eternit, un des leader mondiaux de l’amiante, et les responsables politiques n’ont donné aucune consigne de sécurité particulière aux salariés de l’amiante alors qu’ils connaissaient pertinemment la dangerosité du matériau.  100 000 personnes sont déjà décédées des suites de cancers, de maladies respiratoires liés à l’amiante. On estime que dans les 20 ans qui viennent, 100 000 mourront encore.

Or, on vient de prononcer un non-lieu au pénal contre les responsables économiques de l’empoisonnement à l’amiante. Le motif ? «  On ne peut dater avec précision le moment de la contamination » des salarié.es. Ne connait-on pas leur date d’embauche dans l’entreprise ? N’y a-t-il pas un lien établi par les médecins entre leur activité et leur maladie ? Peu importe ! Le tribunal choisit de protéger les industriels et leurs intérêts économiques. On tue les malades et les victimes de l’amiante une seconde fois.  Dans les années 60, on faisait vider aux manutentionnaires les sacs d’amiante à bras nus pour l’usine « tuyaux » de Thiant : qui ne connait pas dans le Valenciennois la fameuse « gale du ciment », en réalité un cancer qui ne dit pas son nom ? La responsabilité des employeurs est un fait avéré. Il y a eu mise en péril des employé.es.

Nous demandons justice pour les travailleuses et travailleurs qui sont nombreuses et nombreux dans le Nord à souffrir à chaque respiration de leur exposition à l’amiante. Nous demandons justice pour les familles des disparus. Nous demandons justice pour les malades et morts à venir : car l’amiante va continuer son travail de destruction silencieuse.  L’usine éternit de Thiant (Nord) située dans la 19ème circonscription a produit des millions de tonnes d’éléments de construction divers pour l’industrie et les particuliers : murs de collèges, conduites d’évacuation, toitures et garages de particuliers, remblais…. L’amiante est partout. Les plans de désamiantages sont encore trop timides et les études d’impact sous-estiment la menace sanitaire. Il faut faire du combat contre l’amiante un enjeu national et européen. Nous le devons à toutes celle set ceux qui en sont morts et aux générations à venir.

Dossier 2- La réforme du compte pénibilité : un cadeau fait au MEDEF

Le fil conducteur de ces réformes menées par Macron c’est  la « libération du Travail », entendons par là des entreprises, mais surtout du grand patronat relié au MEDEF.

Quand Madame Pénicaud parle de « libération des entreprises » quand elle évoque la réforme du code du travail et du compte pénibilité, il faut entendre « aliénation » pour le travailleur.

Le gouvernement vient d’annoncer la réforme du compte-pénibilité. Le mot « pénibilité » qui heurtait les oreilles chastes du patronat, disparait. Il faudra maintenant parler du «  C3P » : « Compte professionnel de prévention ». De prévention, il n’en n’est plus guère question en réalité. La procédure change pour 4 des 10 risques inscrits dans la loi (postures pénibles, manutention de charge à la main, vibrations mécaniques, risques chimiques). Ainsi, dans le nouveau compte il ne sera plus nécessaire pour l’employeur de déclarer et de mesurer ces risques. Les travailleurs qui sont soumis aux risques cités plus hauts obtiendraient des « droits à départ anticipé à la retraite » s’il «  développe une maladie professionnelle, reconnue incapacitante à plus de 10% » par une « visite médicale de fin de carrière » ! On le constate : la « simplification » du droit du travail se fait belle et bien sur le dos des salarié.es. Cerise sur le gâteau le financement des droits ne s’effectuera plus par les cotisations spécifiques (comme prévu depuis 2014) mais dans le cadre de la branche accidents du travail-maladies professionnelles.

Comme dans un mauvais feuilleton, le MEDEF se félicite. Les syndicats et associations n’en reviennent pas. C’est un retour  « à la pénibilité vue par Fillon ». Dans cette pénibilité version « Macron » il faudra donc que le salarié prouve qu’il est bien en incapacité ou malade et il devra être déclaré comme tel afin de bénéficier d’un départ anticipé. Problème : le temps de latence de certaines maladies (comme dans le cas de l’amiante par exemple). Bien souvent, elle se déclare après la retraite !

«  Vous allez cracher du sang » : une phrase outrancière ? L’ampleur de l’offensive de destruction menée par Macron, Philippe et Pénicaud est sans précédent et laissera des traces. La vie quotidienne de millions de salarié.es va s’en trouver bouleverser. L’impact sur la santé, les conditions de travail, la vie familiale va être désastreux. C’est une société à deux vitesses, une justice de classe que ce gouvernement souhaitent promouvoir comme projet de société : le naufrage social est au bout de ce cap politique.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/07/10/penibilite-edouard-philippe-donne-satisfaction-au-patronat_5158418_823448.html?utm_term=Autofeed&utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#link_time=1499679652

La France Insoumise poursuit sa structuration. Elle souhaite s’organiser comme une force d’alternative à ce monde de la Loi travail XXL. Ce travail d’opposition et d’alternative : nos député.es le construisent jour après jour à l’Assemblée Nationale. Nous nous devons dans la rue, dans les luttes sociales et écologiques d’œuvrer à la création d’un rapport de force populaire afin de peser sur le gouvernement. Quand le parlement est verrouillé, les forces sociales doivent donner et montrer toute leur force !

Retrouvons-nous sur le Front social, dans les luttes d’entreprises, avec les associations  pour construire une autre société solidaire et écologique.

Nous vous donnons rendez-vous pour une première étape ce mercredi 12 juillet à 18h, place de la République à Lille. Venez nombreuses et nombreux !

Justice pour les morts et malades de l’amiante!

Communiqué de la France Insoumise

Depuis 1996, à l’initiative des victimes, la justice a ouvert un dossier pour établir d’éventuelles responsabilités pour une intoxication qui a entraîné plus de 3000 morts par an à cause de l’inhalation de fibres cancérigènes.

Nous découvrons ce matin les réquisitions du parquet, datées du 13 juin, dans la procédure judiciaire concernant les victimes de l’amiante. En substance il est dit : « Oui il y a bien intoxication, mais, comme on ne peut pas dater le début ou la date de cette intoxication, on ne peut pas établir les responsabilités ! ». Le parquet demande donc la fin des investigations !

Dans la République Française la justice se rend au nom du peuple. Nous, France Insoumise, sommes une partie du peuple et nous ne voulons pas de cette injustice là, fut-elle maquillée d’arguties qui défient le bon sens : la dangerosité de l’amiante est documentée depuis la fin du XIXème siècle !

Paris : Manifestation nationale des victimes de l'amiante

Dès lors qui sont les responsables ? Les salariés sont-ils responsables ? Leur contrat de travail est un contrat de subordination par lequel un employeur, peut exercer son pouvoir de direction sur un employé. La simple lecture de cette définition devrait suffire pour établir qui a exposé qui !

En 2015 la Cour de Cassation a décidé de ne pas poursuivre les responsables publics, les hauts fonctionnaires et autres animateurs du « Comité permanent amiante » le lobby du secteur.

Cela suffit ! Le parquet communique ses réquisitions au moment même où tout le droit du travail, donc le droit social de millions de citoyens, est menacé. La santé des travailleurs du bâtiment, de la sidérurgie, d’Eternit et autres a été gravement dégradée et la justice rendue au nom du peuple se doit de ne pas enterrer ce dossier, il y a déjà eu bien trop d’enterrements injustes à cause de l’amiante.

Nous voulons apporter ici notre soutien sans réserve aux associations de victimes et à tous ceux qui défendent des conditions de travail dignes et sûres.

La CAPER ( association qui défend les malades et victimes de  l’amiante) organise un rassemblement à Thiant, le vendredi 30 juin à 18h30 ( rendez-vous à la salle des sport Auguste Delaune, face au terrain de Football).

 

Réaction de la France Insoumise après le second tour dans la 19ème circonscription

Au lendemain du 2eme tour des législatives avec un taux record d’abstention qui quelquefois Atteint plus de 63%.

Le bassin minier est maintenant couleur brune

Les résultats dans la  19ème circonscription marquent l’échec cuisant du Parti Socialiste et de la députée sortante.  C’est l’échec d’un quinquennat de renoncements (le pacte de stabilité) et de trahisons (la loi El Khomri).

Les politiques libérales menées depuis 40  ans n’ont amené que de la misère et du désespoir, terreau fertile pour les idées frontistes.

Le Denaisis, le Valenciennois et l’Ostrevent sont et resteront une terre ouvrière et de lutte !

Le Parti Socialiste qui avait toutes les manettes du pouvoir en 2012 porte une lourde responsabilité dans la victoire finale du Front National.

Nous France Insoumise n’attendons rien de Monsieur Chenu : les idées qu’ils portent ne feront qu’accroitre la division entre les habitants de la 19ème circonscription. Nous ne laisserons rien passer des décisions qui porteraient atteinte aux intérêts des classes populaires et à leur dignité.

Nous France Insoumise souhaitons construire une alternative politique, sociale et écologique au Front National  afin que le mandat de Monsieur Chenu ne soit qu’une parenthèse vite refermée.

Enfin, la France Insoumise lance un appel à l’ensemble des électeurs de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle afin qu’ils nous rejoignent pour construire cette nouvelle force politique.  13 groupes d’appui de la France Insoumise existent déjà sur le territoire de la 19ème : c’est une force qu’il nous faut développer encore !

Contact : 19circonscription@gmail.com

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DCX Chrome Marly: Une grève pour la dignité

20 mars 2017 Communiqué de presse :

La France Insoumise soutient les grévistes de DCX-Chrome à Marly

 

DCX-Chrome, Marly

La grève continue

Ce lundi 20 mars, la grève pour l’augmentation des salaires continue à DCX-Chrome. La France Insoumise valenciennoise renouvelle son soutien plein et entier à ces salariés qui demandent simplement un peu plus de justice, un peu plus de reconnaissance.

Il faut rappeler:

-que la production est continue : jour et nuit, samedi et dimanche,

-que les bénéfices ont été de 17 % en 2016

-que le site est classé « Seveso »

-et que le salaire moyen est de 1200 euros.

Les grévistes ne demandent pas l’impossible, ils réclament 50 euros nets d’augmentation !

Depuis vendredi la direction « réfléchit », ne fait pas de propositions, reste muette mais elle ne peut pas être sourde aux revendications.

Paisibles, les grévistes sont plus nombreux ce matin sur les piquets de grève. Souriants, pacifiques, ils laissent entrer et sortir les camions de livraison et d’expédition. Ils s’organisent pour être plus efficaces et pour pouvoir « tenir le coup ». La production est à l’arrêt et les stocks seront bientôt épuisés.

Solidaires et déterminés, les ouvriers de DCX-Chrome comptent d’abord sur leurs propres forces. Ils savent que leur combat est juste : c’est leur travail qui crée la richesse, il est donc seulement normal que ce travail soit mieux rémunéré.

La France Insoumise, à Valenciennes comme ailleurs, est aux côtés de tous ceux qui, comme à DCX-Chrome, relèvent la tête, se battent pour plus de justice sociale et luttent contre les « importants » qui méprisent les salariés.

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De Douchy à Paris, la campagne continue!

La campagne entre dans sa dernière ligne droite. En complément de leurs actions dans les villes et sur les marchés de la 19ème circonscription les militant.es de la France Insoumise vous invitent à deux évènements:

  • Le Vendredi 3 mars à 18h30 : Après Denain et Escaudain, la France Insoumise présente le programme porté par Jean-Luc Mélenchon à Douchy-Les-Mines au Grillon, 2 avenue Anatole France. Nous présenterons les mesures d’urgence que nous proposons pour lutter contre la précarité et la pauvreté. Ce café-débat est bien sûr ouvert au public. N’hésitez pas à venir poser vos questions sur le programme!

 

  • Le Samedi 18 mars : Grande Marche à La Bastille à Paris! La France Insoumise organise un départ en bus à partir de Valenciennes ( Parking Lacuzon à 10h). Tarif du bus: 22 euros. ( Prix solidaire possible). Pour plus d’informations sur la marche et pour vous inscrire dans le bus c’est ici: https://18mars2017.fr/

Pour réserver votre place et payer en ligne rendez-vous ici puis cliquez sur le bus  » Valenciennes »: https://materiel.jlm2017.fr/categorie-produit/18-mars/cars-18-mars/

Cette grande marche pour la 6ème République sera clôturée par un discours de Jean-Luc Mélenchon.

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Présentation de l’Avenir en Commun à Escaudain

Après la réunion de Denain le 7 février, les Insoumis.es de la 19ème circonscriptions vous invitent à Escaudain le 20 février à 18h30, salle du 3ème âge ( jardin public), 16 rue Paul Bert.

Au menu?

Présentation générale de la France Insoumise,  de son programme « l’Avenir en Commun » et de son candidat Jean-Luc Mélenchon.

Nous approfondirons ensuite la thématique de l’Egalité.  C’est un fil conducteur du programme l’Avenir en Commun: Nous voulons remettre au cœur de la VIème République l’égalité des droits, l’égalité face à la loi,  à l’accès à l’école, au logement, à la santé. Un temps de questions/réponses est prévu. Alors n’hésitez pas, venez poser vos questions!

Entrée Libre et gratuite

« Auberge espagnole » sur place: vous pouvez ramener un petit quelque chose à boire ou à manger.

Un café-débat réussi pour « Denain l’insoumise! »

Denain, le 7 février- Les Insoumis.es du Denaisis s’étaient donnés rendez-vous pour le premier café-débat de présentation du programme l’Avenir en Commun porté par Jean-Luc Mélenchon. Une trentaine de curieux avaient fait le déplacement à « l’Istanbul by night » dans l’historique rue Villars.

L’Avenir en Commun: demandez-le programme!

En introduction j’ai eu l’occasion de rappeler que le programme l’Avenir en Commun est issu d’un long processus de maturation. Le travail programmatique a en effet été engagé depuis février 2016: Un an déjà! L’Avenir en Commun s’inscrit en outre dans la continuité du programme l’Humain d’abord de 2012. C’est en quelque sorte, « le deuxième étage de la fusée ». Pendant plusieurs mois, il s’est nourri des milliers de contributions déposées sur le site jlm2017.fr et il s’est enrichi des rencontres avec de nombreux acteurs sociaux ( Association Abbé Pierre, acteurs de l’économie de la mer, de la lutte contre le handicap, contre les discriminations…). A ce jour il est toujours dans les meilleures ventes des librairies!

C’était aussi l’occasion de réaffirmer les priorités de la France Insoumise dans le Valenciennois et le Denaisis:

  • L’emploi: avec la mise en place d’un véritable protectionnisme sociale et environnemental, la création de plus de 300  000 emplois avec le « Plan mer » et la fabrication d’éoliennes, de machines pour les usines hydroélectriques… Il nous faut aussi abroger la loi El Khomri et revenir véritablement aux 35h pour tendre ensuite vers les 32h. Favoriser l’emploi c’est également aider les Très petites entreprises et les PME: halte au RSI! Nous militons pour une révision de la taxation sur les PME-TPE sur qui repose tout l’effort fiscal alors qu’elles créent plus d’emplois que Mulliez ou Bettancourt qui ne payent pas d’impôts!
  • La santé: Nous proposons la mise en place de remboursement à 100% des soins dentaires et optiques, la mise en action d’un sécurité sociale universelle. C’est une mesure d’urgence au regard des indicateurs sanitaires dégradés dans le Denaisis et le sud-Valenciennois. L’espérance de vie est en baisse en France: c’est une première depuis 1969.

  • La protection des retraites et le soutien à la Vieillesse: En France, il est absurde d’avancer comme les libéraux que l’on « doit travailler plus parce que l’on vit plus »: l’INSEE a montré qu’il existe toujours une différence de plusieurs années entre l’espérance de vie en bonne santé d’un ouvrier et d’un cadre. La France Insoumise veut la retraite à 60 ans. Comment la financer? Tout simplement en faisant l’égalité salariale homme-femme! Ce sont autant de cotisations qui rentreront dans les caisses. Par ailleurs, il nous faut secourir la Vieillesse. De plus en plus de retraités sont plongés dans la précarité: On ne peut vivre avec un minimum vieillesse de 629 euros par mois! Nous proposons de revaloriser ce minimum à 1000 euros. Dans le même temps, nous rétablirons la demie-part des veuves et en contre-partie nous taxerons plus les plus gros héritages.

Le programme de la France Insoumise sur la Sécurité: Pour un retour à la raison!

La deuxième partie de la réunion était animé par Ugo Bernalicis, co-rapporteur du livret programmatique sur la Sécurité. Ce fut l’occasion de rappeler que la France Insoumise avance des idées fortes et tranchées par rapports à ses adversaires politiques souvent dans la culture du chiffre et de la surenchère médiatique. Ugo a pu décliner les principales mesures du programme sur ce sujet:

  • Revenir sur la baisse de moyens matériels et humains qui sont les résultats des politiques d’économies drastiques imposées par Sarkozy et Hollande : 13 791 postes de policiers et gendarmes manquent à l’appel si on compare à 2007.
  • Renforcer la formation des policiers et gendarmes: faire passer la formation à 2 ans au lieu, rouvrir des écoles de formations qui sont passées de 25 à 10 ces 10 dernières années.
  • Rétablir la police de proximité.
  • Mettre fin aux contrôles au faciès : mise en place d’un récépissé de contrôle,
  • Modernisation du parc automobile, du matériel informatique de la police accompagnée d’un plan national de rénovation des locaux. Interdiction des flash-balls et tasers.
  • Légalisation contrôlée et encadrée du cannabis: il s’agit de redéployer ainsi les activités policières sur les trafics lourds (armes, crime organisé, prostitutions).
  • Créer un service citoyen obligatoire de 9 mois pour les femmes et les hommes avec un droit à l’objection de conscience. Ce service citoyen serait dédié à des tâches de secours à la population, de sécurité civile, de défense, de protection de l’environnement. Le service citoyen servira de réserve à une garde nationale qui comprendrait également les réserves de sécurité actuelles.

Il faut enfin permettre aux policiers et gendarmes de se concentrer à plein temps à leur mission d’investigation : Nous proposons de recruter 5000 agents administratifs et de doubler les effectifs de la police scientifique.

La France Insoumise veut aussi une politique anti-terroriste rationnelle : Nous refusons la logique du  «  choc des civilisations «  et de la « guerre intérieure » qui conduit à la guerre civile : nous devons sortir des guerres déstabilisatrices et rompre les alliances hypocrites avec les monarchies pétrolières du Golfe.

Pour détruire Daesh, il faut attaquer ses sources de revenus en créant une coalition universelle qui ciblera ses revenus financiers : blanchiment d’argent, revenus pétroliers, approvisionnement internet…).

Pour lutter efficacement contre cette menace la France Insoumise reviendra sur la fusion de la DST et des Renseignements généraux.  Il s’agira également de s’affranchir de la tutelle anglo-américaine en matière de renseignement.

Retrouvez les propositions de la France Insoumise sur la Sécurité ici: https://avenirencommun.fr/le-livret-securite/

Prochaine réunion de présentation du programme : le 20 février à 18h30 à Escaudain, salle du 3ème âge (jardin public), rue Paul Bert (derrière le musée). La thématique de « l’Egalité » sera approfondie. A très vite!